Bien que chaque espèce ou sous-espèce de Dendrobates ai besoin de chaleur et d’humidité, il existe quand même quelques différences et tolérances diverses.

Ainsi, une Dendrobate Tinctorius Azureus à besoin par exemple d’environ 80% de taux d’humidité en journée et de 90 % de moyenne la nuit, alors qu’une Leucomélas peut se contenter de 70% en journée (mais avec quelques pics d’humidité très poussée pendant cette même journée, et qui sera reproduit dans notre terrarium par une brumisation  ( à l’aide d’une brumiseur automatique,qui recrée un brouillard permettant de relever immédiatement le taux d’humidité à l’intérieur du terra,ou d’une pulvérisation ( soit avec un  » pchit pchit  » à main comme on utilise pour les plantes ou d’une pulvérisation automatique qui fonctionne avec une pompe, et couplé avec un hygrostat et/ou un timer seconde.

Une Azureus semble ne pas bien supporter la chaleur au-delà de 30 ° (28° est le mieux) alors qu’une Leucomélas semble supporter jusqu’à 35 °maximum.

Mon terrarium n’étant jamais monté aussi haut en T°, je ne peux donc affirmer ou infirmer ces dires…

Il existe également beaucoup d’autres éléments présents dans le terra qui permettent de conserver une bonne humidité; une cascade et/ou un point d’eau (ce dernier étant de toute façon obligatoire), des plantes (la pièce maitresse du terra est la broméliacée dans laquelle les Dendrobates se baigneront, car l’eau y est stockée entre les feuilles et sur la « couronne » très souvent remplis d’eau située au-dessus de la plante), mais aussi de la sphaigne vivante et autres mousses qui gardent l’humidité.

Viens ensuite le couvercle du terra, grillagé ou en verre. J’ai personnellement choisi un terrarium Exo-Terra grillagé pour les avantages du passage des câbles, au-dessus duquel j’ai posé une plaque de verre afin de contenir l’humidité le plus possible.

Avec un tel taux d’humidité et de chaleur, le choix du substrat et l’architecture même des sous-couches du terra à son importance !

En résumé, mon terrarium est agencé de la manière suivante, en partant du fond;

Une « paillasse » sur plot en plastique du genre à celle utilisée pour les jardins et que l’on rempli d’herbe ou de graviers, sur laquelle on vient mettre 3 à 5 cm de billes d’argiles. Une toile plastique à fine maille sera déposée sur les billes afin que le substrat du dessus ne soit pas en contact avec les billes d’argile mais que l’eau excédente puisse descendre dans le lit formé par les billes d’argiles.

Le substrat, du moins dans mon cas, est composé de tourbe blonde mélangé avec de l’humus tropical et des chips de coco (qui aura son intérêt ultérieurement). Sur ce substrat « j’étend » un lit de sphaigne vivante ainsi que quelques mousses.

L’épaisseur du substrat doit être d’environ la profondeur des racines des plantes; dans mon terra la plante avec les racines les plus profondes est la broméliacée.

En plus de tous ces aménagements, il faut impérativement qu’il y ai une très bonne ventilation, qu’elle soit mécanique ou naturelle.

Mécanique à l’aide de 2 ventilateurs posés ou encastré dans le couvercle, dont un sera en « push »  à une extrémité du couvercle (il souffle de l’air vers l’intérieur) et l’autre en « pull »  à l’autre extrémité du couvercle (il retire de l’air et le souffle vers l’extérieur), ou à l’aide de deux ouvertures situées en haut et en bas du terra. Personnellement j’ai choisi la version mécanique qui me semble mieux adaptée et plus régulière, surtout que l’on peut régler la vitesse des ventilos afin d’avoir un réglage « aux petits oignons » .

Plusieurs sections de ce site approfondiront toutes ces questions, tant pour le matériel que pour les plantes.