Dans leur habitat d’origine, elles mangent des termites, fourmis, coléoptères, acariens et araignées, larves d’insectes, guêpes, mouches et autres. Ce sont notamment les araignées et les fourmis qui sont toxiques dans ces contrées qui contribuent à fournir les alcaloïdes de base pour leur poison. Le poison ingurgité par la Dendrobate est transformé en un composé cinq fois plus dangereux grâce à la présence d’une hydroxylase capable de transformer un alcaloïde. Vu que chez nous personne ne fait l’élevage de telles fourmis et araignées toxiques ( hmm… nous verrons ça plus tard…), les Dendrobates élevées en captivité ont perdu leur toxicité. De toute façon, on évitera toujours de manipuler les grenouilles (surtout ne pas toucher leur dos où se trouvent les glandes toxiques), car des brûlures aux mains peuvent quand même être causées.

De part le fait qu’elles ont leur « peau à nu », elles sont hypersensibles aux bactéries et autres. On évitera donc de les prendre en main pour toutes ces raisons, et si quand bien même on devrais les prendre, pour leur donner des soins particuliers par exemple, on utilisera des gants en plastique (de type soins infirmier).

Chez nous, nous pouvons leur donner:

des drosophiles (mieux vaut des aptères ( sans ailes) ) et en faire l’élevage si vous ne voulez pas dépendre de tel ou tel magasin qui fermera sans doute pendant les vacances etc . Ce sera la nourriture de base de nos Anoures, car relativement équilibrée et pas trop riche. Pour 4 Dendrobates, un pot par semaine est suffisant. D’autres insectes, vers et également des compléments en vitamine D3 et de calcium viendront s’ajouter à cette nourriture.

La méthode que j’utilise pour l’élevage (car il y en a des centaines possible…) est la suivante :

La recette de Charly Merminod:

Dans un verre en plastique:
* 3 cuillères à soupe de compote (petits pots) pour bébé (pomme-coing, par exemple).
* 2 cuillères à soupe de de levure de bière (magasin de diététique, ou rayon diététique d’une grande surface).
* 2 cuillères à soupe de flocons d’avoines de petite taille (mais non réduits en poudre), type petit déjeuner.
* 1 pincée de mycostatine ou 1 cuillère à café de vinaigre (anti-champignon).
On touille avec une cuillère, on ne laisse même pas reposer, on ne fait pas cuire.

La procédure est la suivante pour 4 dendrobates :
* Lancer un petit gobelet en plastique (type pique-nique ou anniversaire) par semaine. Préférez des transparents car l'observation est plus aisée.

* Celui-ci contient la nourriture décrite ci-dessus.
* Il contient aussi 1 feuille de sopalain chiffonnée (pas écrasée), dont la partie inférieure repose sur le milieu de culture et qui servira de milieu sec pour que les asticots se fixent et se transforment en nymphes (cocons).
* Le gobelet est fermé par une feuille de sopalain fixée avec un élastique (le sopalain est poreux et permet la respiration).
* Le gobelet est laissé 3-4 semaines tranquille; les drosophiles pondent, et les asticots maturent.
* A partir de cette date, le gobelet produit tous les jours un grand nombre de drosophiles, et ce pendant 2 à 4 semaines.
* En lançant un gobelet par semaine, on a donc en permanence 2 à 4 gobelets productifs en même temps, ce qui est très largement suffisant pour 4 dendrobates.
* L’hiver, la température de la pièce est à 15-17°. Le développement est lent. L’été, la température est à 22-23°. Le développement est plus rapide.
Vous trouverez, comme moi, des dizaines d’autres recettes sur le net, je ne fais que ici que noter l’une d’entre elles.

* Info de l’excellent site www.batraciens.net

des micros-grillons:  ils sont plus riches que les drosophiles et surtout mieux équilibrés au niveau de l’apport                 nutritionnel. Ils seront donnés environ 2 fois /semaine. Voici la recette que j’utilise:

– 800 gr croquettes pour chaton

– 200 gr nourriture pour poisson en paillette

– 200 gr de germe de blé en paillette

– 500 gr de flocon d’avoine

– 50 gr de lait en poudre

– 250 gr de petits beurre

Mixer le tout et nous obtenons une nourriture sèche pour les grillons. Je leur met un jour sur deux quelques feuilles de salade (bio pour ma part), et une demi carotte (bio) coupée finement en lamelles.

Pour les abreuver, j’utilise des bouchons de bouteille d’Aquarius (ils sont bien larges) dans lequel je met de l’eau en gel, mais on peut également donner de l’eau dans un réservoir à oiseaux au fond duquel on met de la ouate ou du sopalin ou autre pour éviter qu’ils se noient.

Pour le lieu d’élevage j’ai choisi un grand bac en plastique genre Tupperware géant, dont j’ai grillagé en partie le couvercle afin de ne pas laisser condenser et de provoquer une pourriture dans le bac. Aux coins de celui-ci j’ai posé 2 bouchons d’Aquarius remplis d’eau en gel. Au milieu du bac, j’ai déposé le pondoir, à savoir une boîte de glace de 1 litre remplie soit de vermiculite soit de terreau sur +- 10 cm. Le pondoir doit toujours être humide (mais pas trempé). En général je l’humidifie un jour sur 2. Dans le couvercle de la boîte j’ai fait une découpe sur les 3/4 de la surface et j’y ai posé une fine toile métallique (genre moustiquaire mais en alu car ils arrivent à bouffer le plastique) afin que les parents n’y rentre pas pour manger la ponte.

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Suivant l’espèce de grillon (grillon des steppes pour ma part), ils demandent bien souvent une bonne lumière au moins 13h par jour (un simple bandeau led convient très bien).

N.B Les grillons de l’espèce Domestica peuvent se passer de lumière.

On laissera le pondoir entre 1 semaine à 10 jours, sous une température située entre 28 et 32 °. Ce laps de temps passé on retire le pondoir et on le met dans un autre bac plus petit (genre fauna Box) et on retire le grillage de la boîte.

Certains éleveurs ne laissent pas aussi longtemps les pondoirs et les retire au bout de 3 voir 2 jours. Dans ce dernier cas, le filet en alu sur le pondoir n’est pas nécessaire. On arrêtera la pulvérisation du substrat du pondoir dès l’apparition des micros-grillons et l’eau sera délivrée via les légumes (choux, salade, carotte etc).

Les drosophiles et les micro-grillons sont donc la nourriture habituelle des nouilles. Il existe cependant quantité d’autres proies que peu de gens utilisent, comme les fourmis, cloportes (je ne les testerai pas à cause de la mauvaise digestion qu’entraîne cette proie) , teignes de ruche, vers en tous genres (là encore certains ne seront pas testés comme les vers de farine car ils possède une forte teneur en protéine, mais trop riche en gras et un ratio calcium/phosphore trop bas pour être intéressant. De plus leur exosquelette de chitine est plus difficile à digérer, tout comme les cloportes) , petites chenilles, pucerons, colemboles, perce-oreille, certaines variétés d’araignées, et j’en passe probablement encore beaucoups. Ne les ayant pas encore testé je ne m’avancerai pas plus loin. Un après l’autre je les testerai et les élèverai, j’en publierai à ce moment mon ressenti.

Je voudrais arriver In Fine à trouver une substitution aux grillons et aux compléments vitaminiques et de calcium en trouvant une autre proie plus adéquate aux Anoures, ce que je ne manquerai pas de trouver je pense dans d’autres petites larves ou insectes

Mise à jour 31/08/2015

Voilà donc mes élevages de drosophiles et de grillons à terme. La conclusion est simple;

Pour les drosophiles, la simplicité de l’élevage en gobelet (type pique-nique transparent) est un plus, la possibilité d’avoir toujours de la nourriture de base même en période de vacances ou de fermeture de tel ou tel magasin plaide également en sa faveur et le fait qu’il n’y ai aucune odeur dégagée me paraît l’élevage à réaliser, du moins si l’on ne veux s’investir que dans un seul élevage. Il n'y a également aucune source de chaleur à produire, ce qui n'est pas négligeable.

Pour les grillons les choses se compliquent un peu. En effet, la structure mise en place ne pourra pas être logée dans notre habitat direct du fait des odeurs dégagées par les grillons morts de la nuit, le bruit, les diverses salades, choux  et carottes, le tout chauffé soit par une lampe soit par un tapis chauffant, les odeurs sont d’autant plus marquées à 35°…. Dans le cas de reptiles où l’élevage de grillons jusqu’à taille adulte et subadulte est tout à fait cohérente ( on contrôle ce que mangent les grillons de la phase micro-grillons jusqu’à la phase adulte), je trouve que pour les Anoures on va se retrouver avec des centaines et des centaines de micro-grillons qui ne profiterons pratiquement pas du bienfait d’une nourriture saine de par le fait qu’ils grandissent rapidement, et lorsque l’on sait que l’on en donne que 2 fois semaine (saupoudré de calcium souvenez-vous…) et que les autres vont continuer à grandir et seront très vite trop gros pour les grenouilles, alors le jeux n’en vaux pas la chandelle. Maintenant un éleveur ou un propriétaire de 20 ou 30 Anoures ok , surtout si en plus il possède des reptiles pour leur donner les grillons devenus trop grand. Si vos terrariums sont dans une pièce dédiée et que vous profitez gratuitement de la chaleur et de la lumière en mettant par exemple votre contenant à grillons sur un rack de lampe ou autre alors pourquoi pas dans une petite structure, car autrement le coût en électricité du tapis chauffant et de la lampe, ainsi que la salade et les carottes bio/semaine (ils meurent avec les salades traitées aux pesticides, ou alors il faut les laver et relaver et quand bien même le reliquat du pesticide se transmettra probablement aux micro-grillons…)  et en plus le mélange sec auront vite fait de gonfler la facture.

Prochain élevage, les teignes de ruches !

Pour cet élevage, je vais tester 2 bocaux d’un demi litre chacun, un à température ambiante (+- 20 °) et l’autre sur une partie du tapis chauffant de l’élevage de grillons.

Mise à jour 12/09/2015: le bocal se trouvant sur le tapis chauffant s'est carrément solidifié... ( à mon avis à cause du miel qui s'est "glacé" sous l'effet de la chaleur.)

Galleria mellonella :

Le papillon mesure jusqu’à 20 mm pour la femelle et 10 à 12 mm pour le mâle. La chenille, avant métamorphose peut mesurer jusqu’à 25 mm. La température d’élevage peut osciller entre 26 et 38°C, selon les besoins de l’éleveur (plus la température est élevée, plus le cycle est rapide comme bien souvent dans les élevages). Le problème en animalerie est que l’on ne trouve pratiquement jamais de petites teignes, les autres étant trop grandes pour les grenouilles. Un élevage est donc envisageable et pertinent.

Adultes et larves se nourrissent d’un mélange dans lequel ils seront élevés; pas de support de ponte donc, le substrat et les parois du bocal feront l’affaire.

Ingrédients:      

 500 gr de miel liquide

400 gr de glycérine

100gr de levure de bière séchée

250 gr de son

200 gr de lait écrémé en poudre

200 gr de farine de blé

400 gr de semoule de maïs (polenta)

Préparation:

Mélanger tous les produits secs ensemble.

Mélanger tous les produits liquides ensemble.

Mélanger les deux préparations.

Ces mélanges peuvent être congelés isolément ou non.

Nature...

ELEVAGE DES ADULTES ET PONTE : La durée d’un cycle complet varie de 60 à 80 jours, selon la température adoptée.Une ponte peut être constituée d’un millier d’oeufs.ELEVAGE DES LARVES : Dès que la ponte est certaine, on transférera les adultes dans un second bac, la coexistence des adultes et des larves n’étant pas un facteur de réussite.A la fin de sa croissance la larve s’isole dans un cocon de forme allongée dans laquelle elle se transforme en nymphe puis en imago.

DUREE DE L’ELEVAGE :

Elle est principalement liée aux conditions de chaleur, d’humidité et de nourriture.

A titre indicatif :

La larve naît dans les deux semaines suivant la ponte.

L’imago vît une quinzaine de jours.

* Info du site www.reptilis.org